Filature
C4-Essor et déclin

Au début de 19e siècle, la filature industrielle bat son plein, mais à la fin des années 1840, la crise de la maladie du ver à soie fait vaciller toute une industrie où sériciculteurs et filateurs restent très dépendants.

Des conditions de travail difficiles 

La filature au stade industriel est devenue une activité exigeante. Il faut produire plus et à moindre coût. Les cadences sont sévères : les ouvrières travaillent dès 5 heures du matin, 8 heures par jour, 6 jours sur 7. Le bruit incessant des machines, l’air saturé d’humidité, rendent les conditions de travail pénibles. Devant les métiers à filer, travaille une majorité de femmes dont les plus jeunes ont 8 ans. Les ouvrières sont payées au poids de soie dévidée que l’on déshydrate avant le pesage.

La maladie du ver à soie 

En 1853, les élevages du midi de la France sont balayés par la crise de la pébrine, entraînant une grave pénurie de cocons. La matière première vient à manquer tandis que les filateurs importent des cocons d’Italie, d’Espagne ou d’Asie. Dans la Drôme, les usines de filature industrielles commencent à fermer : en 1856, sur 165 établissements 42 ferment leurs portes et 1156 personnes sur 5176 sont au chômage. Entre 1870 et 1880, le prix des cocons et de la grège double, 103 filatures sur 120 cessent toute activité dans le département. La guerre de 1914 porte un coup définitif à ce déclin, il ne restera que 5 filatures en activité en 1919 !

C4 - 2.JPGgravure représentant Louis Pasteur qui étudie la pébrine