Sériciculture
A1-Sériciculture en Drôme

La Sériciculture

La sériciculture est l’élevage du ver à soie. Les éleveurs se nomment des éducateurs, ils pratiquent cette activité dans des magnaneries. Les vers à soie se nourrissent exclusivement de feuilles de mûriers. Le développement de la sériciculture fait de la Drôme un des premiers départements soyeux au 19e siècle et entraîne la création de filatures et de moulinages.

P1 - 1.jpgDétail d’une affiche du Ministère de l’agriculture sur la promotion de production de mûriers

Déclin de la sériciculture

Dès 1849 malgré les découvertes de Pasteur différentes maladies touchent les vers à soie et provoquent une diminution de la production de cocons. Les mouliniers, comme les marchands lyonnais, importent alors des cocons et de la soie d’Italie, d’Espagne ou d’Asie. L’ouverture du Canal de Suez en 1869 favorise l’arrivée massive de soies orientales. L’apparition des fibres artificielles au début du 20e siècle marque une nouvelle étape dans le déclin de la sériciculture, de la filature et du moulinage.

La Magnanerie

L’éducation du ver à soie nécessite de l’espace. Quand les vers commencent à grandir, ils sont placés sur des étagères en bois appelés tauliers installés dans des magnaneries. Ces grandes bâtisses rectangulaires de 2 à 4 étages sont peu éclairées et très ventilées, des cheminées permettent de maintenir une température de 20°. Plus les vers grandissent, plus ils consomment de feuilles de murier, ils sont nourris jusqu’à 4 fois par jour !

P1 - 2.JPGCroquis représentant l’intérieur d’une magnanerie avec les tauliers (échafaudage de claies en bois où sont disposé les vers à soie et les feuilles de mûrier, aliment du ver)

aVue en coupe d'une magnanerie, BNF