Le tissage
G1-De l'artisanat à l'industrie

La fabrication des tissus de soie appelée « Soierie » est destinée à l’habillement, à l’ameublement et à des articles aussi divers qu’une ombrelle ou qu’une enveloppe de ballon.

 

Le tissage est l’entrecroisement des fils de chaîne (dans la longueur du tissu) et des fils de trame (dans la largeur du tissu) disposés perpendiculairement. La combinaison des deux fils, appelée armure, peut varier (taffetas, satin, sergé, composée…), en fonction du type de fil de soie utilisé et des autres fibres associées (laine, coton…).

Avant de tisser, le tisserand effectue plusieurs opérations distinctes : le canetage, l’ourdissage

 

Au cours du 18e et du 19ème siècle, plusieurs inventeurs apportent des perfectionnements au métier à tisser. Notamment, Vaucanson (1709-1792) invente une mécanique qui sera améliorée par Jacquard (1752-1834). Cette invention facilite le façonnage des tissus précieux grâce à une carte perforée installée au-dessus du métier à tisser. Elle apporte la prospérité aux fabricants lyonnais, malgré l’hostilité des tisseurs ou « canuts » (diminution des ouvriers).

G1 - 1.JPGVue d’un atelier de tissage (fin 19e – début 20e siècle)

 

La soie dans la haute-couture parisienne

14 - a.JPGModèle d’ensemble vestimentaire, « Creed : ensemble : manteau et jupe et velours de soie noir et bordés d’une tresse de soie noire », magazine "Soie Informations", 1939

14 - b.JPGModèle de robe, « Jeanne Lanvin : robe en crêpe de soie bleu dur », magazine "Soie Informations", 1939

14 - c.JPGModèle de robe, « Vera Borea : robe en faille de soie noire brochée de bandes de satin noir, boutons or », magazine "Soie Informations", 1939